| Transverses 2011. « Des hommes et des machines » |
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Autour de l’homme et de la machine, à l’interface entre les deux, la réflexion sur la modernité ouvre des espaces propices au questionnement des sciences humaines, à la reparadigmatisation des connaissances et au débat scientifique en général toutes disciplines confondues. L’étude des relations entre l’homme et les objets et, coextensivement, entre l’homme et les techniques éclate en une multitude de paradigmes qui intéressent aussi bien les biotechnologies, la robotique, les techniques de l’information et les neurosciences que les arts, les études sur l’imaginaire, la linguistique, l’histoire des sciences, la philosophie des techniques, les sciences juridiques ou l’anthropologie, pour ne mentionner que celles-ci. Sujette à des variables disciplinaires, l’interaction homme/machine se laisse appréhender en termes d’adaptation – de l’homme à la machine mais aussi, à la faveur d’algorithmes évolutifs permettant une meilleure coadaptation, de la machine à l’homme –, en termes d’hybridation et d’identité avec, au sommet de l’expérience hybridante, les formes résurgentes du monstrueux – manifestation interfacée d’une altérité physique ou psychique aux frontières de l’humain érigée en système poétique, mythique ou symbolique –, ou encore en termes d’humanisation et de déshumanisation, comme l’ont récemment souligné Olivier Thiery et Sophie Houdart en soulevant dans leur enquête sur l’humain et le non-humain la question cruciale : « comment repeupler les sciences humaines ? ». Les questions qui s’offrent à la réflexion sont multiples qui vont du débat sur l’art assisté par les technologies nouvelles aux problèmes d’instrumentation (expérimentation des techniques, techniques de l’expérimentation) en passant par la place des techniques et des machines et leur utilisation, réelle ou métaphorique, dans les sciences humaines et sociales ou les bouleversements technologiques qui ont si profondément modifié notre rapport au monde et à la connaissance au cours des dernières années, telle la révolution électronique qui, en dématérialisant le texte, objet devenu plastique, délinéarisable et buissonnant, a radicalement remis en question nos comportements lectoraux ou les tout derniers progrès techniques en matière d’imagerie cérébrale qui ont spectaculairement révolutionné le débat sur l’innéité, les invariants culturels ou les bases neuronales de la cognition. Autant de questions qui, ni exclusives ni excluantes, revêtent des implications tant théoriques que méthodologiques voire déontologiques dont le questionnement homme/machine ne saurait faire l’économie. Frédéric BRAV0 Animateur de l’axe « Mobilités, hybridations, identités plurielles » (fbravo@u-bordeaux3.fr) Les propositions sous la forme d’un résumé de 20 lignes maximum avec le titre de la communication, doivent parvenir à la direction de la recherche (direction.recherche@ubordeaux3.fr ) avant le 30 avril 2011.
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